AUTORÉFRACTOMÈTRE

L'autoréfractomètre est un instrument de mesure électronique objectif de la réfraction oculaire. Utilisé principalement par l'ophtalmologiste, l'optométriste, l'orthoptiste et l'opticien. Il permet d’obtenir une palette complète de mesures : la réfractométrie, la kératométrie centrale et périphérique, la kératométrie centrale combinée à la réfraction, la rétro-illumination, la mesure du diamètre pupillaire et cornéen ainsi que l'accomodation. Il mesure en quelques secondes la puissance kératométrique de la cornée ainsi que d'éventuels défauts de réfraction de l'oeil (myopie, astigmatisme, hypermétropie). Les appareils les plus modernes comme le Tonoref III de la société Nidek, que nous possédons, combine en plus la mesure du tonus oculaire (tonométrie) ainsi que la pachymétrie. L'examen est non invasif et automatisé et indolore. Il est utilisé au début d'une consultation et avant toute vérification de l'acuité visuelle ou d'adaptation de lunettes.

Autoréfractomètre Automatique Mesure de la vision Dr Lalloum Levallois

PRINCIPE ET FONCTIONNEMENT

Apparu pour la première fois en France au milieu des 70, le réfractomètre automatique s’est très vite imposé chez une grande majorité d’ophtalmologistes.
En effet, avec l’apparition de ce dernier, il devenait possible de réaliser une réfraction précise et fiable dès l’âge de 2 ans/2 ans et demi.
Les réfractomètres automatiques utilisent le principe de la skiascopie et de la rétinoscopie. Le système d’éclairage projette sur la rétine l’image d’un test en lumière infrarouge afin de minimiser l’accommodation instrumentale. Le système combinant une diode SLD et une caméra CCD à haute sensibilité permet de prendre les mesures même sur des yeux avec cataractes denses. L’analyse d’une aire pupillaire de grand diamètre augmente la précision des mesures qui sont plus proches de la réfraction subjective. La prise de mesure est faite simultanément en central et en périphérie. La différence entre les deux zones permet de comprendre les effets de la dilatation pupillaire sur la vision en condition mésopique..  Cette lumière se reflète sur la rétine et permet d’obtenir le défaut réfractif total. Un brouillage prenant en compte l’astigmatisme est effectué à chaque mesure. Cela minimise l’effet d’accommodation, même sur des patients avec un fort astigmatisme. Le système d’observation qui constitué de récepteurs photo-sensibles, est couplé à un ordinateur pour déterminer le plan conjugué de la rétine afin de déterminer la valeur réfractive de l'oeil.
La mesure de l’accommodation donne des informations sur une pseudomyopie, une fatigue oculaire ou un spasme accommodatif. Cette mesure objective est réalisée en demandant au sujet testé de se concentrer sur une cible en mouvement. L’algorithme d’intelligence artificielle détecte et adapte la réponse dans le temps. L’image en rétro-illumination permet d’observer la transparence et l’opacité des milieux. Les coefficients d’opacité obtenus donnent des indications pour le suivi du patient. Enfin, ne résistance automatique anti-buée autour de la fenêtre de mesure empêche la formation de condensation pour fournir des mesures précises quel que soit l’environnement.
La principale limite du réfractomètre est qu’il est difficile ou même impossible de réaliser une mesure chez le jeune enfant avant 2 ans (mouvements rapides de l’œil, refus de maintenir la tête dans la mentonnière), chez les personnes infirmes motrices ou allongées ou chez certains patients nystagmiques du fait du tremblement oculaire incessant.
C’est pour ces raisons, qu’au milieu des années quatre-vingt-dix, est apparu le réfractomètre automatique portable (Rétinomax).

DEROULEMENT DE L'EXAMEN

L'utilisation de l’autoréfractomètre se déroule de la façon suivante : en position assise, le patient pose sa tête sur une mentonnière et cale son visage contre l'appareil, de façon à ce que le regard soit axé à la zone de mesure. L’opérateur effectue la mise au point dans tous les axes (antéro-postérieur, hauteur, gauche-droite) en mobilisant un joystick afin que l'appareil débute la mesure. Le patient à ce moment doit rester immobile. Le joystick permet à l’opérateur d’effectuer des réglages fins pour un alignement facilité, même sur des yeux avec une mauvaise fixation. Le suivi automatique en 3D et le déclenchement automatique permettent des mesures plus rapides et plus simples. Une fois la mise au point effectuée, la machine peut projeter sur la rétine l’image d’un test à l’infini en lumière infra-rouge. Il s'agit la plupart du temps d'une image de mongolfière au bout d'une route. Une caméra filme l’œil mesuré et son image est retransmise à l’examinateur de l’autre côté de la machine, sur un écran avec un panneau de commande. La prise de mesure est effectuée bilatéralement en quelques secondes. L'appareil floute exprès l'image de façon à percevoir au mieux la réfraction du patient. Actuellement, les autoréfractomètres sont couplés aux tonomètres et pachymètres permettant ainsi d’effectuer la vérification de votre pression intra-oculaire sur une seule machine. Cet examen peut être réalisé par l’ophtalmologiste, l'orthoptiste, l'optométriste. Les données récupérées par la machine sont transférées dans votre dossier informatique.